cogitations autour du populisme

et ce qu’en disent Olivier Roy et d’autres (voir son livre L’impossible contre-révolution culturelle, Ed. Seuil, sept. 2026, page 27-29, en citation directe (= exacte):

Nous sommes parvenus à un stade ou la notion même de société pose un problème: dissociation du virtuel et du réel, déculturation, perte d’un implicite partagé, transformation de la cuture en un système de code et de normes. En d’autres termes, il n’y a plus de lieu de la reconstruction sociale – et c’est ici d’ailleurs que surgit la high-tech dans la nébuleuse populiste, car ses entrepreneurs savent que la société n’existe plus.

Le populisme peut-il revenir sur cette crise profonde de la relation entre culture et société? Peut-il reconnecter culture et société? … /
/ … Or la « culture populiste » n’a pas de base anthropologique, elle repose sur un narratif qui voudrait recoller les morceaux d’une culture disparue; bien plus, elle ne voit pas que la disparition ne concerne pas seulement une culture donnée, mais l’idée même de culture. Né de l’angoisse suscitée par la crise même de la notion de culture, le populisme n’est pas un remède, mais un symptôme et un accélérateur de cette crise.

Sa potion magique, l’identité, relève du mantra, de l’incantation et appartient à la même matrice volontariste et moralisante que le wokisme.

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