Christophe Guilluy nous approfondit notre compréhension avec son livre: Le crépuscule de la France d’en haut, 2014. Deux citations directes,
voir la page 42: >Un nouvel esprit bourgeois<, né de la cohabitation de deux bourgeoisies
« Il faut arrêter de se mentir, l’UMPS existe bien »: cette affirmation de Daniel-Cohn Bedit a le mérite de la clarté. Il aurait pu ajouter que ces deux partis, comme les autres, sont le produit d’une sociologie, celle des gagnants de la mondialisation, et d’un territoire, celui de la France des métropoles. L’hyperconcentration des catégories supérieures provoque une cohabitation de fait entre catégories supérieures de droite et de gauche. Si elles se distinguent notamment sur les questions spciales, elles sont en accord sur l’essentiel: le modèle économique mondialisé. »
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et la page 43: « Cette idéologie >libérale-libertaire< illustre parfaitement ce que Christopher Lasch avait perçu dans La révolte des élites: la sécession des classes dominantes d’avec le peuple. Illustration parfaite de ce processus, les classes supérieures métropolitaines s’inscrivent dans cette >culture du narcissisme< typique de la nouvelle classe dominante. Une >culture du moi< où le collectif n’existe plus, renforcé dans les métropoles par la disparition des catégories populaires. Libérées des catégories modestes, les nouvelles classes urbaines deviennent alors les promoteurs d’un modèle libéral mondialisé qui conforte leur position de classe. Si l’alliance des bourgeoisies, c’est-à-dire du libéralisme économique et du libéralisme culturel, est au coeur de la métropolisation, elle contribue là aussi à l’orientation idéologique des parties du gouvernement. L’invisibilité des classes populaires permet ainsi d’accentuer un procéssus de concentration de richesses et des emplois dans les métropoles et de justifier l’affaissement de l’Etat providence … « .
Mon commentaire: vu les loyers impayables pour la classe des ouvriers et employés normaux dans les métropoles, ils s’installent dans la périphérie et deviennent invisibles.
Voilà une des nuisances majeures du règne dominante de l’argent sur toute régulation de notre existence.
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la métropole et ses emplois.
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la périphérie des activités économiques.